 Madame la Présidente, Chère Madeleine, Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à Saint Apollinaire pour ce colloque de réflexion et de travail organisé dans le cadre de la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Je veux saluer ici les malades, les familles, les aidants, les professionnels, les experts, tous ceux qui vivent la maladie au quotidien, tous ceux qui sont engagés dans cette formidable lutte contre la maladie d'Alzheimer.
Je tiens à rendre hommage à l'action de FRANCE-ALZHEIMER COTE D’OR qui regroupe de nombreux membres et qui mène avec détermination, enthousiasme, et dynamisme, tout simplement avec passion, de multiples actions qui constituent un soutien précieux pour les malades et leurs familles. Comme le rappelait Nicolas SARKOZY dans son discours de la Citée des Sciences et de l'Industrie, à Paris, le 21 septembre dernier : « Face à la souffrance des familles, France Alzheimer est le premier des aidants ». On ne pouvait pas trouver plus beau compliment, une plus belle reconnaissance pour vous remercier de votre engagement, déjà ancien.
La maladie d’ALZHEIMER est devenue avec l’élection de Nicolas SARKOZY, une grande cause nationale, un grand chantier présidentiel. Le 21 septembre, le président de la République a dévoilé les lignes forces qu’il entend voir développer dans le nouveau plan ALZHEIMER. La commission qu’il a mise en place, présidée par le Professeur Joël MENARD rendra ses conclusions en Novembre. Nicolas SARKOZY a d’ores et déjà demandé à Roselyne BACHELOT, Xavier BERTRAND, Valérie PECRESSE et Valérie LETARD, d’organiser un débat public sur le contenu des propositions du Plan Alzheimer avec tous les professionnels de la maladie et au-delà, avec tous les Français. En tant que député, je veux vous dire, aujourd’hui, que je prendrai part à ce débat et j’organiserai dès que le plan sera connu, une consultation sur ses orientations au sein de la deuxième circonscription de la Côte-d’Or. Face à cette effroyable maladie, il est utile de nous mettre à votre écoute pour que nous proposions ensemble les réponses les plus adaptées à ce fléau humain. Vous pouvez compter sur moi.
Naturellement, pour que ce plan ne reste pas un catalogue de vœux pieux, des moyens considérables devront être dégagés. Le gouvernement vient d’ouvrir une piste de réflexion afin de mobiliser des masses financières à hauteur des enjeux. La « franchise » pourrait constituer une recette nouvelle. Je n’éluderai pas ce sujet car il est toujours plus facile d’annoncer des moyens supplémentaires et de se taire sur les ressources supplémentaires à mobiliser pour mettre à disposition ces moyens.
Il est de notre responsabilité à tous, dans le cadre de ces débats, de parler également des modalités de financement du plan. Vous l’avez compris, nous serons amenés à nous revoir.
Les réflexions menées par la commission MENARD et je me félicite d’ailleurs de voir que Pierre-Henri DAURE, expert gérontologue de Bourgogne contribue à la réflexion de celle-ci, portent sur quatre axes :
l’approche éthique de la maladie,
le développement de la recherche,
le parcours du malade
et la prise en charge des jeunes malades atteints d’ALZHEIMER.
Je ne vais pas bien évidemment développer mon propos sur chacun de ces thèmes ; je n’en ai ni la compétence, ni l’autorité. Nous aurons l’avantage d’entendre les médecins qui interviendront cet après-midi ; je salue en particulier les docteurs ROUAUD, GRAS et RICHARD.
Mais je souhaite reprendre ici « ma casquette d’élu local », de maire de Saint-Apollinaire pour m’interroger sur la place que les collectivités locales sont ou seront amenées à prendre dans ce futur plan.
Vous savez peut-être que nous avons développé au sein de Saint–Apollinaire un complexe innovant, nommé GENERATIONS. C’est une des réponses à la prise en charge de la perte d’autonomie d’une manière générale, mais aussi à la dépendance psychique. Ce programme s’inscrit dans une démarche d’urbanisme et d’offres de services publics aux familles pour toutes les générations. Le concept repose sur le regroupement sur un même site d’habitat dédié aux personnes vieillissantes d’une part et à de jeunes couples avec enfants d’autre part, ainsi qu’un ensemble d’équipements dont chaque génération a besoin. On y trouve une structure multi-accueil, le restaurant scolaire qui devient restaurant senior le mercredi midi, la ludothèque, une salle de quartier publique, un point accueil pour coordonner les actions proposées aux habitants du quartier, des espaces publics généreux. Par ailleurs, la FEDOSAD, dont je salue son Président Michel THIRY gère trois unités de vie pour personnes dépendantes, dont un accueil de jour pour malades ALZHEIMER.
L’intérêt de cette multiplicité de services sur un même site offre des opportunités de liens et d’entraide intergénérationnels, si utiles à notre société et propices au maintien à domicile.
Quant aux petites unités de vie pour personnes âgées dépendantes, elles sont une réponse adaptée à la prise en charge individualisée de la personne dans un contexte proche de celui du milieu familial par sa petite dimension et surtout une ouverture sur le monde, sur la vie du quartier. Si je vous en parle ainsi, c’est pour vous montrer combien je crois dans ce genre de structures ; je suis en effet convaincu que ces lieux de vie assurent un confort de qualité face au vieillissement. J’en suis tellement persuadé, qu’avec Michel THIRY, nous réfléchissons actuellement à un second établissement comparable sur Saint-Apollinaire, à la faveur de l’urbanisation à « Pré Thomas ».
A ce stade, avant de conclure, je voudrais me réjouir devant vous de l’initiative partagée entre les experts et les acteurs médicaux-sociaux, les pouvoirs publics de mettre en œuvre le projet de création d’un gérontopôle en Côte-d’Or. Par la qualité du corps médical et des chercheurs et enseignants du C.H.U., par la qualité des intervenants au quotidien auprès des malades, par la détermination des collectivités locales, nous pourrons afficher notre volonté partagée à tout mettre en œuvre pour avancer dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer et sa prise en charge. C’est un défi généreux, audacieux qui fera de notre région une référence ; sachons ensemble nous mobiliser autour de ce projet.
Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, vous pouvez compter sur mon soutien pour défendre cette grande cause nationale ; je vous souhaite une bonne journée de travail. |