| Intervention de Rémi DELATTE sur l'article 7 du projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs.
Objet : Cet article affirme un droit de l'usager du service public de transport terrestre à une information précise et fiable sur le service assuré.
« Nous examinons un texte fondamental pour nos concitoyens ; à cet égard, je tiens à saluer la volonté du Gouvernement d'affirmer dans cet article 7, le droit des usagers du service public des transports à une bonne information 24 heures avant le début d'une perturbation.
Avec cet article en effet, le Gouvernement fait émerger un nouveau droit à l’usager : le droit à l’information. C’est une innovation moderne, respectueuse de nos concitoyens et porteuse d’une image renouvelée et valorisante du service public.
Chaque usager peut prétendre savoir si, la veille d’une grève, il peut utiliser le transport en commun pour aller travailler et se déplacer librement ; sachant que l’information qui lui est due, doit être la plus précise possible. C’est une exigence naturelle et respectueuse des clients du service public. Quoi de plus normal que de savoir vingt quatre heures à l’avance, non pas que 50% des trains rouleront, mais que le train de 6h31 sera bien en service ? De plus, si l’information doit préciser à quelle heure les salariés pourront partir pour leur travail, elle doit aussi leur annoncer à quelle heure ils pourront regagner leur domicile, pour assumer leurs responsabilités et leurs obligations familiales, professionnelles ou associatives.
Cette mesure ne saurait être perçue par les personnels des services publics comme une atteinte à leur liberté et en particulier au droit de grève ; à eux qui assument leur travail de façon rigoureuse et efficace tout au long de l’année, je voudrais dire combien ils contribuent d’une manière générale à l’image du service public de notre pays ; ils peuvent en être fiers.
Qu’ils me permettent de citer Eugène Labiche pour les conforter dans leur mission : « Les hommes ne s’attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu’ils nous rendent ». |